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Dimanche 18 octobre 2009
Le 16 octobre, les formations de la gauche de transformation sociale et écologique ont abordé sur le fond la question de la stratégie de construction de leur rassemblement aux élections régionales.
Rien n'est encore acquis, mais un débouché unitaire est possible. Une nouvelle réunion aura lieu le 28 octobre, les Alternatifs souhaitent qu'elle permette enfin l'affirmation d'un positionnement commun en faveur de listes untaires des gauches anticapitaliste, antilibérale et de l'écologie radicale, et que s'engage le travail sur un projet alternatif commun.

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CONTRIBUTION DES ALTERNATIFS REUNION DU 16 OCTOBRE

Le processus de discussion engagé entre les forces de la gauche de transformation sociale et écologique doit conduire chacune de ces forces à exposer clairement sa stratégie : c'est la condition d'un travail en commun en confiance et dans la durée.

Pour les Alternatifs l'enjeu stratégique est de faire émerger une gauche alternative, féministe, autogestionnaire et écologique, à vocation majoritaire, ancrée dans les mobilisations et à même de porter et appliquer des objectifs permettant de dépasser le capitalisme productiviste.

Le combat contre ce système est à mener d'abord dans les mobilisations sociales et aussi dans les urnes.

La mobilisation populaire est la clef de ce combat, et ce, quelles que soient par ailleurs la place respective que peuvent donner nos diverses organisations aux luttes et aux élections dans leur stratégie.
Etre en capacité de porter des réformes majeures d'abord dans les luttes, et si les conditions en sont remplies  dans les institutions, est aussi un facteur de construction d'une gauche d'alternative.
En effet, l'enjeu pour la population se situe sur ce terrain plus que sur celui du changement des rapports de forces entre formations de gauche, souvent renvoyées dos à dos dans une période de crise profonde de l'engagement et des perspectives politiques.

Le système capitaliste n'est plus supportable, sur les plans économique, démocratique, social, et écologique. On ne peut s'en tenir à des aménagements à la marge. Une alternative globale est vitale : là est la ligne de partage première avec les sociaux et écolos libéraux;

Aucune de nos organisations n'est seule en mesure de construire une force politique efficace à une échelle de masse.  Ensemble, nos organisations doivent constamment contribuer à développer l'échange, sans hiérarchisation entre le social et le politique, avec les mouvements d'émancipation, féministes, altermondialistes, écologistes, sociaux, démocratiques...

Nous ne pouvons préjuger de la forme que prendra/prendront la force/les force(s)  politique(s)  au service de l'émancipation.  Au stade actuel, c'est un front commun durable des forces et organisations de la gauche de transformation écologique et sociale qui est à l'ordre du jour.
Le front commun peut donner espoir dans les luttes, et force à nos propositions.
Sa durabilité est condition de crédibilité.

Nous devons assumer la  rupture stratégique avec le sociaux et écolo-libéraux et leurs organisations, car nos projets sont contradictoires.
Mais cette affirmation ne nous conduit pas à mettre un trait d'égalité entre la droite d'une part, le PS et les écolo-libéraux d'autre part, et ce, tant en termes de bases sociales que d'orientation.
Nous pouvons assumer des compromis avec ces forces sur des plate formes communes, mais toujours à l'aune des rapports de forces et de contenus en mesure de changer vraiment la société, pas au nom d'un moindre mal souvent alibi de l'alignement.

Pour ce qui concerne les élections régionales, cette démarche conduit les Alternatifs au positionnement suivant :


Les Alternatifs réaffirment leur orientation en faveur d'un rassemblement durable, dans les mobilisations comme dans les urnes, d’une gauche de transformation sociale et écologique, pour une alternative au capitalisme et au productivisme. Cette construction politique nécessite tout autant l’unité des organisations politiques de gauche de transformation sociale et écologique que la mobilisation et la créativité populaire, non comme relais des partis politiques mais comme contribution décisive au processus de rassemblement

Les régionales à venir peuvent être l’occasion de faire un pas en avant pour, ensemble, avec les citoyens-ne-s, les associatifs et les syndicalistes, porter les exigences des travailleurs et des classes populaires, et contribuer ainsi à encourager, renforcer l’unité contre la droite et le patronat pour changer le rapport de force.

Au premier tour, les Alternatifs défendent la perspective d’un accord national pour des listes communes de la gauche et de l’écologie antilibérales et anticapitalistes, sur la base d’une plate- forme et de propositions communes, listes indépendantes du PS.

Nous ne sous-estimons pas le travail qui a pu être mené par des élu-e-s du PCF, du PG et d 'autres courants dans les conseils régionaux, cependant, pour les Alternatifs des listes untaires larges de la gauche de transformation sociale et écoloqiue peuvent permettre de renforcer la présence de la gauche anticapitaliste et antilibérale dans les conseils régionaux, d'adosser le travail de ses futurs élu-e-s à une vrai dynamique politique et militante.

Pour le second tour, afin de battre la droite, les Alternatifs défendent une fusion démocratique assurant une répartition juste entre les différentes listes se réclamant de la gauche et de Régions Ecologie. Une telle démarche exclut des accords avec des listes intégrant le MODEM.

Les élu-e-s issu-e-s du rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique seront au service des mobilisations et porteurs de propositions alternatives. En cas de victoire face à la droite, si le rapport de force ne permet pas d’appliquer un projet commun, nous ne nous engagerons pas dans une solidarité de gestion. Les élus s’engageront à soutenir toute proposition allant dans le sens du projet et à combattre toute proposition contraire.

Pour les Alternatifs, l’existence de divergences sur le type d’accords après le deuxième tour (participation ou non à l’exécutif régional) parmi les composantes du rassemblement ne doit en aucun cas être un préalable au
rassemblement lui-même ; le pluralisme de celui ci doit être assumé et il faut battre la droite.

C’est avec la volonté d’aboutir à un accord politique pour les élections régionales, première étape d’un front commun durable à vocation majoritaire, que les Alternatifs participent aux réunions de toutes les forces de la gauche antilibérale et anticapitaliste.

Les Alternatifs agiront pour que s’engage maintenant, à partir de ce cadre unitaire, un large débat

   * sur les contenus d’une politique en rupture avec la logique du système capitaliste et du productivisme pour les régions,
   * pour une politique de solidarité et de coopération juste et équitable au niveau international
   * pour des démarches et propositions communes au service des mobilisations populaires
   * pour l'ouverture, à travers la mise en place de forums citoyens, de ce cadre unitaire aux citoyennes et aux citoyens, associatifs, syndicalistes, intéressé-e-s par les contenus et la démarche de ce rassemblement
   * plus globalement pour des discussions sur tous les points à régler pour trouver un accord, y compris la démarche stratégique, permettant de construire l’unité de la gauche de gauche et de l’écologie radicale.

Afin de ne pas dissocier le dire et le faire, nous devons travailler à un programme pour les régions et aux mesures clés à porter dans les conseils régionaux, y compris dans le cadre de discussions avec le PS et les Verts.
A défaut, nous reproduirions les vieilles démarches : programme radical pour les élections, compromis au rabais dans les institutions.

Notre responsabilité est grande : divisés nous laisserions le  champ politique s'organiser à gauche autour d'un débat entre le PS et les Verts, avec l'appoint éventuel du MODEM. Construire notre unité, c'est refuser le choix sans espoir entre soumission au PS et marginalité, c'est aussi exprimer et traduire en positif à travers un projet alternatif l'écoeurement généralisé et la désespérance et la colère sociale grandissantes qui peuvent -faute d'espoir et de perspectives- faire l'objet d'une récupération par l'extrême-droite.
Par NC
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Jeudi 1 octobre 2009
RESOLUTION POLITIQUE


Les déclarations des dirigeants du G20 ne doivent pas faire illusion. Le
système capitaliste reste en crise et leurs propositions visent seulement
à le faire perdurer par ces effets d'annonce mais aussi par la répression
des mouvements d'émancipation et la poursuite des interventions
militaires.

Plans de licenciements, dégradation constante des conditions de travail,
retour aux super bonus : le capitalisme financiarisé garde le cap. Une
alternative globale à ce système est nécessaire. Elle doit conjuguer


- une nouvelle répartition des richesses,
- la mise hors marché des biens communs de l'humanité, comme l'eau, et de
services publics essentiels comme l'éducation et la santé,
- l'appropriation sociale du système bancaire et des grandes entreprises,
- la reconversion écologique du système de production,
- une démocratie active vers l'autogestion,
- des rapports égalitaires et coopératifs entre le Sud et le Nord,
- l'égalité des droits entre toutes et tous

La première nécessité, c'est la mobilisation sociale. Unité,
auto-organisation, convergence, sont les conditions de son succès. Après
la manifestation des entreprises en lutte le 17 septembre, il faut
développer l'action pour ne laisser aucun secteur isolé. Les Alternatifs
seront parties prenantes des initiatives dans ce sens, notamment des
marches contre le chômage et les précarités de la fin de l'année. Ils
participeront aussi aux mobilisations contre la privatisation de la Poste,
la destruction du système de Santé public, les attaques contre la Sécurité
sociale, ainsi qu’aux journées des 7 et 22 octobre afin qu’elles soient
des étapes vers la généralisation des luttes.

Les Alternatifs soutiennent la manifestation nationale pour les droits des
femmes du 17 octobre, et se retrouveront dans les combats écologiques,
notamment au rassemblement antinucléaire de Colmar les 3 et 4 octobre et,
à Copenhague en décembre, pour la mobilisation écologiste et
altermondialiste contre le réchauffement climatique.

Pour le soutien à toutes ces mobilisations, les Alternatifs défendent la
mise en place de cadres unitaires larges rassemblant toutes les forces
associatives, syndicales et politiques se réclamant de la défense des
intérêts du monde du travail, de la gauche et de l'écologie de gauche.

Mais les divergences avec l'orientation social-libérale du PS ne
permettent pas de participer à des ateliers programmatiques communs visant
à des alliances stratégiques et électorales avec ce parti au moment même
où ce dernier recherche l’alliance avec le MODEM.

Les Alternatifs réaffirment leur orientation pour un rassemblement
durable, dans les mobilisations comme dans les urnes, d'une gauche de
transformation sociale et écologique, pour une alternative au capitalisme
et au productivisme. Cette construction politique nécessite tout autant
l'unité des organisations politiques de gauche de transformation sociale
et écologique que la mobilisation et la créativité populaire, non comme
relais des partis politiques mais comme contribution décisive au processus
de rassemblement

Cette démarche vaut pour les élections régionales à venir. Elles peuvent
être l’occasion de faire un pas en avant pour, ensemble, porter les
exigences des travailleurs et des classes populaires, et contribuer ainsi
à encourager, renforcer l’unité contre la droite et le patronat pour
changer le rapport de force.

Au premier tour, les Alternatifs défendent la perspective d'un accord
national pour des listes communes de la gauche et de l'écologie
antilibérales, sur la base d'une plate- forme et de propositions communes,
listes indépendantes du PS.


Pour le second tour, afin de battre la droite, les Alternatifs défendent
une fusion démocratique assurant une répartition juste entre les
différentes listes se réclamant de la gauche et de Régions Ecologie.
Une telle démarche exclut des accords avec des listes intégrant le MODEM.
Les élu-e-s issu-e-s du rassemblement de la gauche de transformation
sociale et écologique seront au service des mobilisations et porteurs de
propositions alternatives.
En cas de victoire face à la droite, si le rapport de force ne permet pas
d'appliquer un projet commun, nous ne nous engagerons pas dans une
solidarité de gestion. Les élus s'engageront à soutenir toute proposition
allant dans le sens du projet et à combattre toute proposition contraire

Pour les Alternatifs, l'existence de divergences sur le type d'accords de
deuxième tour (participation ou non à l'exécutif régional) parmi les
composantes du rassemblement ne doit en aucun cas être un préalable au
rassemblement lui-même; le pluralisme de celui ci doit être assumé et il
faut battre la droite

C'est avec la volonté d'aboutir à un accord politique pour les élections
régionales, première étape d'un front commun durable à vocation
majoritaire, que les Alternatifs participent à la réunion de toutes les
forces de la gauche antilibérale et anticapitaliste du lundi 28 septembre.

Les Alternatifs agiront pour que s'engage maintenant, à partir de ce cadre
unitaire, un large débat
- sur les contenus d'une politique en rupture avec la logique du système
capitaliste et du productivisme pour les régions,
- pour une politique de solidarité et de coopération juste et équitable au
niveau international
- pour des démarches et propositions communes au service des mobilisations
populaires
- plus globalement pour des discussions sur tous les points à régler pour
trouver un accord, y compris la démarche stratégique permettant de
construire l'unité de la gauche de gauche et de l’écologie radicale.

Par NC
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