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Samedi 27 octobre 2007


Le regain des mobilisations, dont a témoigné le succès de la grève du 18 octobre, est encore loin d'une contre-offensive d'ensemble.Il marque un retour du conflit social, à rebours de la tentative d'anesthésie pratiquée depuis plusieurs mois par le pouvoir avec la complicité de personnaltiés issues de la « gauche » et dans le silence assourdissant du PS.

De nouvelles étapes sont encore en discussion à la SNCF où la nature de la riposte reste en débat, et dès à présent prévues le 20 novembre pour la fonction publique. Il est également symptomatique que dans certaines entreprises du secteur privé, le « travailler plus pour gagner plus » se heurte à la résistance des salarié-e-s.
L'usine à gaz de la défiscalisation des heures supplémentaires trouve dès à présent ses limites. L'obscénité de l'affaire EADS, la voracité des « initiés » ont sans aucun doute marqué les esprits .

Résistance ne vaut pas contre-offensive, ni alternative : un considérable travail d'explication, de remobilisation, de proposotion reste à faire.

Les arguments qui préparent de nouvelles régressions pour le code du travail, les retraites et le système de santé sont martelés par le pouvoir, le patronat, leurs organes de presse et leurs experts. La première réponse à apporter porte sur la question de la répartition des richesses, la croissance des bénéfices des entreprises et des revenus financiers est sans commune mesure avec les miettes obtenues par les salarié-e-s et insulte la misère de millions de personnes, notamment de femmes en première ligne de la précarisation. La question du devenir du sytème de retraites n'est pas taboue pour les Alternatifs, mais le refus de tout rééqulibrage contournant la question d'un nouveau partage des richesses doit être frontal, comme le refus de la culpabilisation des fractions encore protégées du salariat. La position du PS, qui s'en tient à des réserves sur la métode du gouvenement, ne constitue en rien une réponse.

Pour la défense des services publics, l'affrontement ne peut se résumer à un duel entre les syndicats et le pouvoir. La question de leur finalité sociale, écologique et démocratique doit être mise en avant, ce qui implique de dépasser une vision du conflit strictement interne à l'entreprise, pour opposer un projet de société alternatif privilégiant l'utilité sociale plutôt que la marchandisation de tous les apsects de la vie. La question des formes de lutte, de la jonction avec la population est posée. La globalisation et l'inscription dans la durée des grèves est nécessaire, une réflexion aussi, dans l'hypothèse de la radicalisation des conflits,sur la possibilité pour les travailleurs de mettre leur outil de travail au service de la population.

L'enjeu européen va également contribuer à une nouvelle polarisation du débat politique. Le néo-traité européen n'est pas acceptable, sur le fond et parce qu'il entrave une contruction européenne alternative. Le débat que relancent les « antilibéraux » doit porter sur le fond du projet et sur une question démocratique incontournable : ce que le peuple à fait seul il peut le confirmer ou le défaire.
La nécessité de la consultation référendaire est indiscutable, et le PS est en mesure, en refusant le texte, de contraindre le pouvoir à une consultation populaire.
S'en tiendra-t-il, une fois de plus, à des arguties sur la métode ? C'est hélas plus que probable.
Les luttes à venir, la mobilisation contre le nouveau traité, européen ,n'ont pas vocation à être des défouloirs  en attendant la reconstruction d'un centre-gauche pour l'heure évanescent
Elles sont le socle indispensable de l'alternative.

 Jean-Jacques Boislaroussie
par NC publié dans : alternatifs93
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Lundi 15 octobre 2007


Nicolas Sarkozy est fidèle aux promesses qu’il a faites à ceux pour qui il gouverne : paquet fiscal, mise en cause de la protection sociale (retraites, franchises médicales) , service minimum, réforme de la justice, suppressions d'emplois dans les services publics… Un beau programme de casse ! Il prétend faire une politique pour tous, mais ne prend que des mesures pour favoriser les riches. Piétiner les institutions -avec l'appui de personnalités venues de la gauche-, s'approprier tous les pouvoirs, voilà un comportement de pur démagogue dangereux pour la
démocratie.
Si Nicolas Sarkozy n'a pas attendu pour agir, il est grand temps de réagir !
Ceux qui se sont laissés tenter par son discours simpliste et radical ne seront pas dupes longtemps. Organisons ensemble la riposte !

Battre le projet sarkozyen ne sera pas une tâche facile. Le temps nous est compté mais rien n’est irréversible. Le nouveau gouvernement fait face en effet à de fortes contradictions :

· Sur le dossier central de la réforme du marché du travail et du contrat unique, la bataille est loin d'être gagnée d'avance pour le patronat. La légitimité de pouvoir accéder à un emploi stable, de ne pas être des « salariés kleenex », jetables à tout moment reste extrêmement forte dans les classes populaires. De nouvelles mobilisations massives des salariés et de la jeunesse contre ce projet de précarisation généralisée
peuvent se construire.

La question de l'Europe, avec le nouveau traité dit « simplifié », revient sur le devant de la scène politique et sociale. C'est l'occasion de relancer une campagne unitaire à gauche pour construire une alternative à
l'Europe libérale. Les Alternatifs participeront aux cadres unitaires qui se construissent sur ce terrain, avec l’exigence d’une nouvelle consultation référendaire.

· Contre les divisions entre français et immigrés, entre jeunes précarisés et salariés, des forces existent pour battre en brèche les manoeuvres de diversion et l’autoritarisme de Sarkozy. Les actions du Réseau Education Sans Frontières , les luttes nouvelles des salariés sans papiers pour leurs conditions de travail témoignent des potentialités de la situation actuelle.

· L'offensive de renforcement de l'Etat pénal, de bouleversement de l'ordre juridique existant, remet en cause certains droits acquis de notre démocratie, Elle se conjugue avec la criminalisation de celles et
ceux qui résistent à l’ordre libéral.

· Face aux violentes attaques que lancent le Président et son Gouvernement sur quasiment tous les services publics dans un spectacle médiatique permanent, la convergence de mouvements bien ciblés, rassembleurs peut faire reculer le pouvoir.

La journée nationale d'action du samedi 29 septembre contre les franchises médicales et pour l'accès aux soins a été une première étape. Dans les
transports et dans l'éducation, dans l'énergie, dans la Fonction Publique se préparent d' autres mobilisations. Elles vont toutes avoir en commun de
refuser des choix économiques, budgétaires, tarifaires, fiscaux et d'emplois, socialement injustes et inefficaces, qui permettent systématiquement aux intérêts privés de s'accaparer des domaines vitaux
pour l'activité humaine et de les soumettre à la concurrence.

Les Alternatifs prendront toute leur part à ces résistances sociales en particulier lors des journées nationales des 13 et 18 octobre. La globalisation, la convergence des mobilisations est une condition majeure de leur succès.

· Le virage atlantiste, l'acceptation de la soumission de la politique étrangère française aux exigences de la « guerre sans limite » étasunienne est loin d'être majoritaire dans la population. Là encore, il est possible dans la prochaine période de mettre en échec cette politique guerrière.

Le Grenelle de l’environnement dont le Gouvernement maîtrise de moins en moins la dynamique, montre les limites des manipulations de la droite. Il va illustrer la réalité des choix gouvernementaux qui occultent les vraies causes de la dégradation environnementale : course au profit, croissance à tout prix, soumission aux lobbies (nucléaire, transport routier, publicité…)
Une politique authentiquement écologique doit s’attaquer au pouvoir des grandes entreprises, promouvoir le partage des richesses limitées de la
Terre, et renforcer les services publics. Les ventuelles concessions mineures du gouvernement en sont loin. Conscients de l’effet d’affichage voulu par le pouvoir, nous nous devons de continuer localement et
nationalement le travail en commun pour des propositions réellement écologiques, notamment les moratoires sur les OGM, le nucléaire, les incinérateurs et les autoroutes.


Des points d'appuis existent pour construire différents fronts larges et mettre en échec les projets de la droite et du MEDEF. C'est pour cette démarche de rassemblement et de résistance que les Alternatifs agiront.

Alors pour ne pas en prendre pour cinq ou dix ans, réagissons ensemble !
par NC publié dans : alternatifs93
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